Présentation
Avocats, notaires et experts-comptables sont tenus à des obligations strictes envers leurs clients : informer, conseiller, mettre en garde, vérifier, agir avec compétence et diligence.
Lorsqu'un manquement survient — dans un contentieux, à l'occasion d'une opération juridique, d'une mission comptable ou fiscale — leur responsabilité civile peut être engagée, à condition d'établir une faute, un préjudice et un lien de causalité.
Engager une telle action présente plusieurs difficultés techniques :
- distinction entre obligation de moyens et obligation de résultat,
- articulation des responsabilités entre les différents intervenants,
- démonstration qu'une autre stratégie, un acte correctement rédigé ou une diligence accomplie dans les délais aurait permis un meilleur résultat.
Parce que ces métiers sont soumis à des obligations professionnelles et déontologiques strictes, même un professionnel compétent et diligent peut commettre une erreur. Leur assurance responsabilité civile est précisément destinée à en réparer les conséquences.
Les enjeux
Engager la responsabilité d'un avocat, d'un notaire ou d'un expert-comptable suppose d'identifier :
- un manquement aux obligations professionnelles ou déontologiques, qu'il s'agisse :
- d'un défaut ou d'une insuffisance de conseil, d'information ou de mise en garde ;
- d'une faute dans la conduite d'un procès (délais, choix des moyens, dépassement de mandat) ;
- d'erreurs comptables ou fiscales imputables à l'expert-comptable ;
- d'un manquement du notaire à son devoir de vérification ou de conseil ;
- un préjudice réel, direct, voire une simple perte de chance,
- un lien de causalité entre la faute et le dommage.
Mon approche
Parce que ce type de procédure peut être lourd et coûteux, je privilégie toujours une analyse objective et pragmatique de votre situation avant d'engager la moindre action.
Cela implique :
- l'identification de la faute ou du manquement du professionnel, en vérifiant que vous disposez des éléments suffisants pour en apporter la preuve ;
- l'évaluation du préjudice réellement indemnisable et des chances de succès ;
- la recherche d'un règlement amiable avec l'assureur du professionnel, lorsque cela est possible.
Mon premier objectif n'est jamais de vous lancer dans une procédure sans fondement solide. Je privilégie les démarches utiles, les stratégies efficaces et les solutions rapides lorsque cela peut vous éviter un contentieux inutile.
Le premier entretien téléphonique est offert dès lors que vous me confiez votre dossier.
FAQ
Dans quels cas la responsabilité d'un avocat, d'un notaire ou d'un expert-comptable peut-elle être engagée ? Chaque fois qu'un manquement à ses obligations — défaut de conseil, erreur de procédure, omission, erreur comptable ou fiscale, manquement au devoir de vérification — vous a causé un préjudice réel, direct et certain. Un résultat défavorable ou une simple insatisfaction ne suffisent pas : il faut démontrer une faute précise.
Quel est le délai pour agir contre un professionnel du droit ou du chiffre ? Le délai de principe est de cinq ans à compter du jour où vous avez eu, ou auriez dû avoir, connaissance des faits vous permettant d'agir. Ce point de départ varie selon les situations (décision de justice devenue définitive, notification d'un redressement, etc.), d'où l'intérêt d'un examen approfondi et rapide de votre dossier.
Comment prouver un défaut de conseil ? C'est en principe au professionnel de démontrer qu'il vous a correctement informé et conseillé, notamment par écrit. De votre côté, rassembler tous les échanges disponibles (courriers, e-mails, actes, lettres de mission) permet d'objectiver ce qui vous a, ou non, été réellement expliqué.
